Archive for the ‘Retour sur concert’ Category

Bons baisers de Pologne

mardi, octobre 2nd, 2012

Après une brève grève estivale de ce blog, les services techniques du  groupe Arnold sont heureux de poster à nouveau quelques actualités. Car mine de rien il y en a, les gars ne chôment pas. Voici quelques photos prises la semaine dernière à Ełk. Changement de cap après la tournée estivale en Bretagne ce concert aux confins de l’UE, à quelques encablûres de la Lituanie. La ville nous invitait à partager la scène avec Dorota Lanton, pour une soirée sur le thème de la chanson française. Tous les ingrédients étaient réunis pour faire un pur concert, vodka comprise. On s’est senti le temps d’un week end comme des brésiliens à Beauvais, des américains à Vesoul, bien plus exotique que d’habitude. Spéciale dédicace à notre guide et traductrice Ewa, et un grand dziękuję au Centre Culturel de Ełk pour l’acceuil des plus chaleureux!

Viaggi in Italia

mardi, mai 22nd, 2012

Arnold s’exporte et sans délocaliser. Dans le cadre de la fête de l’Europe organisée par les communes jumelées d’Orbassano en Italie, d’Elk en Pologne et de Nogent sur Oise en Picardie, le groupe Arnold invité par la délégation nogentaise avait pour mission de présenter un échantillon de culture française lors de ces festivités. Au programme : des chansons, des classiques, des standards de jazz manouche et de valse musette. Un énorme merci à nos hôtes d’Orbassano pour l’acceuil chaleureux et l’extraordinaire générosité. Nous ne sommes jamais revenus avec autant de cadeaux: vaisselle, trophées, gravures, livres, carnets, cd’s, pièces de monnaie, cartes… (Penser à réserver un emplacement à la prochaine brocante de Monchy). Un immense merci aux représentants de Nogent sur Oise, à commencer par M. Le Maire alias jf, Palmino le plus italien des Isariens, sans oublier la charmante Valérie pour sa bonne humeur. Merci aux dix neuf sponsors de l’office des sports pour le mini bus. La collaboration d’Arnold avec Nogent sur Oise ne fait que commencer car le groupe s’apprête à enregistrer son prochain album au studio NSO, courant juillet. Un clin d’oeil aux majorettes d’Orbassano pour leurs sourires et leurs chorégraphies improvisées sur Saoul, et aux amis d’Elk pour leurs danses traditionnelles et leur vodka pure. A très bientôt pour de nouvelles aventures…

Arnold & les majorettes d'Orbassano

Arnold en Belgique 4/*

lundi, décembre 6th, 2010

Episode quatre des chroniques d’Arnold au plat pays, propos tenus par notre journaliste inconnu sur le concert au Bateau Ivre suivi de l’after bruxelloise…Les membres du groupe déclinent toutes responsabilités envers les faits ci-dessous relatés…

21h34

Manu, qui a organisé cette micro-tournée pour Arnold installe une caisse de fortune face à l’entrée. Professionnelle ! CD, flyers en tas dispersés, volontairement  déstructurés, on est pas dans un rayonnage de supermarché. Indication tarifaire, la PAF sera de 4€, PAF c’est pour participation aux frais, en fait c’est pour payer les musiciens sauf que ça sonne associatif, participatif, chacun y va de sa petite pièce … Enfin chacun … Encore faut-il que ce chacun, entrant dans le bar, malgré le placement stratégique de Manu, frontale à la porte, voit son regard capturé lui qui, quidam égaré, venait boire sa Jup (Jup pour Jupiler), rejoindre des potes, voir le groupe d’après, écouter un groupe gratos mais en tout cas assurément pas écouter Arnold à 4 € la PAF, même si ça sonne communiste … Manu lutte, ils semblent coûter ces 4 €, en tout cas bien plus que lorsqu’on les boit !

Troupeau dans l’escalier, ils se sont enfin changés, concert peut commencer.


Ellipse


23h01

Après ce que j’avais vu la veille, je n’imaginais pas vraiment récupérer un chanteur torse nu, suant les bières que les barmans lui avaient  offertes tout au long du concert et me gratifiant d’une accolade franche, virile soit mais serpillère … J’imagine que c’est une façon de me faire entrer dans la meute. En tout cas ma chemise ressemble au Saint Suaire et le christ y a des airs de Bernard Lavilliers. Direction le bar pour terminer les tickets conso des musiciens, la scène a été vidée en 5 minutes chrono, un DJ avec danseur, les « Doubitchou » doivent prendre la place, le nom me laisse circonspect.

23h22

Alors que le DJ commence à lancer du Yeddish de dancefloor et que deux danseurs s’essayent, en costume de fête manouche, à quelques pas de danses « authentiques » mais scolaires, je capte quelques bribes de discussion au bar entre Félix le batteur et un des barmans, il y est question de carrure de catcheur, de musculation, de patrimoine génétique. Il semble que son numéro de fin de concert tout d’un marcel vêtu ait impressionné par sa carrure notre hôte, regards amusés des autres musiciens, pour une fois qu’il se trouvait une groupie… L’ambiance s’échauffe, monte d’un cran, j’apprends que la soirée commence juste, nous sommes attendus à une soirée d’anniversaire à Bruxelles. La colocatrice d’Hadrien, le bruxellois, qui tient la chambre d’hôte dans leur immense barraque bruxelloise fête ses 30 ans avec toutes ses ami(E)s « horeba » et ce simple mot semble électriser l’ambiance ! J’apprends que « horeba » est la contraction de « hôtel restaurant bar » et les « horeba » sont donc une fantasmée troupe de jeunes femmes dans la fleur de l’âge officiant dans les milieux de la nuit bruxelloise à des postes stratégiques et exposés tels le service en salle ou la tenue d’un bar.

On ne se désarticulera pas au son du Klezmer, le groupe a envie de rock’n roll mais plus vraiment sur la scène !

Retour éclair sur Bruxelles, on vide le C15 chez Hadrien et on repart vers le centre de Bruxelles. Petites crasses entre amis, décision de ne pas attendre la deuxième voiture, histoire de ne pas débarquer en meute, d’avoir le temps d’évaluer le troupeau, de se réserver les positions stratégiques. On réussit à se garer, première fois que je vois quelqu’un sortir le GPS de la voiture pour se faire dicter « à 100 mètres tournez à gauche » à pied, la scène est surréaliste, d’autant qu’évidemment le GPS ne nous autorise pas les sens interdits !

1h04

Arrivée dans un bar privatisé, grande salle restaurant vide, tout se joue au sous-sol, cave voutée, murs blancs, 2m20 de plafond maximum, moquette grise ignifugée, DJ efficace, coin salon, soirée déjà bien entamée, bienvenu au royaume des « horeba ».


1h07

Tout part très vite, tourbillon provoqué, rafale d’alcools forts, mémoire morcelée, fragments rapportés, mitraillette de flashs…

1h08 – 7h47

Danser comme des singes, cramer le cachet du concert, cul sec, oblique, courbes empilées, groupie lockée, jérémie catapulté, une légende de quartier, t’es riche ?, évidemment, t’as pas de voiture, j’suis généreux, exfiltrée, regards vitreux, une faim de loup, cœur de loup, putain de eye contact, ça fuit, ça bute, encore trop de mecs, dancefloor testostéronné, moiteurs, une épaule dénudée, premiers fluides échangés, haleter, rires rauques, réflexes altérés, mojito enchainés, plus vraiment de dignité mais esprit de corps, de régiment, soutien viril et le DJ se muscle, ça viendrait presque à pogoter ! 17 ans, par terre, breakdance d’escroc, Zanghourou est mort, vive Jean Guy, « Killing in the name of », tout expulser, les gars ne voient plus d’horeba, à trop les chercher, ils se sont retrouvés, dans l’ébriété c’est là qu’ils s’entendent, bourrés de talent. Merde plus de musique, regards hébétés, prendre la porte, le froid, groupe explose, trop compliqué de coordonner 10 personnes, errances bruxelloises, grand place, crier, vautrés, flics, s’excuser, rigoler un peu aussi, c’est pas la France, dernier fatigués semés, trouver un bar, vraiment trop tard, déambuler encore et encore, évidemment sans frémir, entrer, service terminé, aller pisser, parler toutes les langues de la terre, ne croiser que des amis de toujours, épicerie de nuit, bières à emporter, continuer à marcher, appartement, vautrés, chanson française, discussions apaisées, voix cassée, rideau.

Arnold en Belgique 3/*

mercredi, décembre 1st, 2010

Troisième épisode des aventures d’Arnold chez les wallons, par notre mystérieux journaliste…

Samedi 27

Réveil. Pendant mon sommeil m’ont rejoint dans la chambre deux imbibés du groupe. Certains perdent de leur superbe dans le secret de leur sommeil, en dire plus serait déloyal. Nous nous retrouvons dans le salon, ça émerge sur le canapé pris dans des sarcophages duveteux. Commence alors une valse autour de la Nespresso, ce totem moderne provoque un drôle de rituel. Une équipe se motive pour aller chercher des viennoiseries, je prends un double aspirine. Retour des aventuriers matinaux (il est 12h30…), leur paresse fut leur testament, entrés dans la boulangerie la plus proche, celle qui voulait avoir l’air mais qui n’avait pas l’air du tout, ils nous ramènent une collection de croissants et de pains au chocolat jaune autobronzant, la margarine est un crime pâtissier.

Les musiciens errent incertains dans ce salon qui rétrécit à mesure que les dernières nausées alcooliques s’évaporent, les instruments s’activent pour repousser les murs, on reprend les idées de la veille au soir mais maintenant on structure, on enrichit, on corrige, on ajuste, on stabilise. Je me fais expliquer que la nuit est bonne pour les fulgurances et les matins pour arranger tout cela, Mediterraneo reste à toute heure une belle reprise.

Rassérénés, c’est à l’estomac de se réveiller, après une dernière heure à travailler la chanson « Misogyne », tout le monde se désole de ne pas pouvoir se caler les santiags sous la table et de déguster un bœuf carotte réalisé par madame. Direction l’Union, bar-restaurant de la place Saint Gilles, repère d’Hadrien le guitariste, l’ambiance y est décontractée, jeune, populo aussi et pourtant sans ostentation, sans snobisme de classe ni fierté de l’entre soit. Autant dire qu’un lieu pareil ne pourrait exister à Paris. Leurs grandes lasagnes sont une parfaite synthèse entre cuisine familiale et junk food régressive, ça trempe dans la crème, c’est sucré, homogène de goût et texture, à la fois écœurant et addictif**.

Deux musiciens sont posés à côté de notre table, trombone et guitare, ça joue bop et ça enchaîne les standards, Jérémie observe d’un air entendu, il suit la partition, tapant du pied, il fronce les sourcils aussi parfois, le jazz c’est autre chose. J’apprends qu’Hadrien lui aussi bosse le jazz en plus du manouche, ça parle accords, diminués, augmentés, le guitariste tartine technique. Hadrien sature, ça le déprime, on s’éclipse, heure de rentrer, bientôt départ pour Mons.

Coup de fil un peu plus tard, j’entends XLR, Jack, retour, console, direct, SM58 et rhum. Félix raccroche. Il a sourire d’un gamin qui vient de voir le père Noël, regard interrogatif des autres membres du groupe : « Il m’a demandé c’était quoi notre alcool préféré ! ». Je reste interloqué, les autres aussi sont extatiques. Pour un musicien, le bonheur c’est simple comme un patron de bar attentionné …

Temps de partir, côté transport, ils prennent vite des habitudes, chacun sa place et moi en copilote officiel du C15, je constate que le chauffage y fonctionne mais jusqu’au bassin, en dessous règne la banquise, j’ai une heure pour faire ce constat, c’est dire s’il est circonstancié ! Arrivée à Mons, direction grand place, on s’embarque dans une zone piétonne, le « Bateau Ivre » nous attend dans une petite rue qui donne sur la place. Une fête foraine comme on en voit plus occupe cette dernière, le décor fait carton pâte, les éclairages sont tout droit sortis de Cineccitta et les badauds de chez Fellini, bien envie d’aller m’y frotter, pas de chance il faut vider le C15, ils ont dû oublier pour quoi j’étais là, je porte de plus en plus d’ampli…

Pour le lieu, changement complet d’ambiance, le « Bateau Ivre » est un beau café concert qui sent les fonds de fût et les soirées explosives. La scène de bonne taille, légèrement surélevée est armée de deux enceintes qui crachent un son massif. La balance montre une autre facette du groupe, ils ont prévu de mettre ce soir l’énergie qu’ils ont toute canalisée hier soir. Pour le son c’est ok, catering éclair à l’étage, Hadrien fait son infarctus-rupture d’anévrisme-malaise habituel d’avant concert, il parait que c’est sa façon à lui de se concentrer, tout le monde descend… Un dernier ingrédient pour que la préparation soit parfaite : une clope au comptoir, ils sont sur une volute.

** Texte censuré

Arnold en Belgique 2/*

mardi, novembre 30th, 2010

Suite des notes prises par notre journaliste embarqué en tournée au plat pays, inspiré le bonhomme

Vendredi 26, 18h02

Une ferme bio, une communauté d’une trentaine de personnes, on arrive de nuit, une salle toute de bois, ça fait chalet de montagne, le climat aide. 70 places assises dans une pièce pyramide, lieu acoustique pour écouter de la musique, le bar au fond qui sert des bières bio. Premières minutes, premières impressions, Alain le chef des lieux nous accueille au son d’un provoquant « alors vous arrivez de Sarkozie, pour l’asile politique c’est le bureau d’à côté », réplique cinglante des musiciens « nous au moins on a un pays », tout le monde se marre mais personne ne nous offre de bière.

Vider le camion, tout installer, musicien en tournée quand t’es pas les Stones, t’es déménageur. Ils attaquent les balances, Alain fait le son et les lumières, matos rudimentaire mais la pièce sonne bien. L’occasion de se faire mes premières impressions sur le groupe, guitare plutôt manouche qui s’électrice et s’encanaille, le bassiste groove variété, ça sent l’efficace, batteur fait le taf et le clavier, Benjamin, jubile, un demi queue trône sur le côté de la scène, il s’y essaie. Quelques bribes de couplet m’extraient de mes pensées, « personne n’achètera mon CD, même si je suis décédé, pas d’éloges dans Gala ni de loge à l’Olympia », une histoire de chanteur de division 2 de la nouvelle scène française, ça colle au lieu, j’esquisse un sourire, pas mécontent de m’être fait embarquer dans ce plan de chemins vicinaux.

19h26

A TABLE ! Ca sonne pas vraiment comme une proposition. Tout le monde s’exécute, on débarque dans la salle commune, quelques posts baba finissent leur soupe. Une table dressée, une soupe, des carottes, du fenouil, pas de viande, pas de vin, pas vraiment un catering de musiciens. Félix va chercher un chauffe gosier au fond du C15, une vodka arrangée, ça fait passer le riz complet. Déjà temps d’aller se préparer, y’a comme un truc dans l’air qui se tend. Je suis les musiciens en loge qui vont se changer, suis devenu invisible. Ca continue à chambrer, ça se marre et puis plus du tout, j’ai pas bien saisi mais on a basculé. Trois échanges secs, ressentis déballés, forcément des relents de passé. Ca s’arrête comme c’est arrivé, heure du concert, faut commencer.

20h37

17* personnes. Au moins c’est plus que de musiciens. Ils sont pro, ils attaquent frontal, pas de minauderies, ça aurait été une grosse salle, ai l’impression que ça aurait été pareil.

Ellipse.

22h40

Dernier rappel, moment rare, public fait du bruit pour 50, des sourires un peu niais accrochés, se sont laissés embarquer sans trop savoir dans quoi ils sont montés, faut dire que tout était rassemblé pour que ce soit pas vraiment un succès mais les gars ont joué. Et puis cette ambiance de salon, c’était parfait pour découvrir un auteur, des textes intelligents, fins, diablement dans l’air du temps, des trucs de génération, consensuels comme il faut pour prétendre à France Inter, ça doit bien leur pendre au nez, parait que Radio Canada est déjà fan.

Assurément l’ambiance est pas partie pour s’échauffer, les Arnold décident de tout remballer au plus vite et de prendre la tangente pour rentrer à Bruxelles chez Hadrien. 1 heure de route, quartier Saint Gilles, en plein boboland, il habite une superbe maison de maitre sur 5 niveaux entièrement refaite par lui et son amie architecte. La soirée que ne leur auront pas offert les bobio, ils ont bien décidé de se la payer maintenant. Fonds de bouteilles et le plein d’inspiration éthylique ; très vite les guitares sont sorties, ça gratte, ça tente, ça cherche, en confiance, personne n’écoute. Hadrien chante en espagnol, une reprise de Juan Manuel Serrat que Jérémie veut traduire en français, Mediterraneo, « un chant de blé, un brin de toi, un grain de sable dans la voix », ça file des frissons. Ça chambre sur le slam, les « Grand Corps Malade » et Abd El Malik en prennent pour leur grade, Félix décide d’en improviser un, un vrai flow de rythmicien et tout le monde autour qui s’échauffe, un bon numéro de freestyle, il faut dire que le niveau d’alcoolémie anesthésie quelque peu le sens critique. Déjà 4h00, je laisse les musiciens qui n’en ont pas encore terminé, nous ne sommes que le premier soir.


Arnold en Belgique 1/*

lundi, novembre 29th, 2010

Un journaliste, bo(no)bo parisien, a suivi nos pérégrinations du week-end en Belgique. J’ai réussi à lui extorquer son bloc note pour publier ici ce qu’il a écrit pendant les trois jours passés en notre compagnie…

Mercredi 24, 20h45

Appel inconnu, 10 minutes avec le manager des Arnold, je ne sais pas comment il a eu mon numéro, il me propose un reportage sur 3 jours de tournée en Belgique, flatte juste ce qu’il faut mon ego, il connaît tous mes faits d’armes de reporter musical, faut dire qu’en 2 ans, deux portraits sur les Inrocks et un reportage sur un festival de fond de bourg pour Rolling Stones, pas difficile de faire le tour. Envie de me laisser convaincre et puis 3 jours en Belgique aux portes de l’hiver, ça paiera pas mon loyer mais ça peut toujours réchauffer. J’dis oui, il semble étonné, j’ai presque pas discuté, lui laisse mon mail, on partira vendredi, retour dimanche soir. Petit passage par la case Google, je ne connais pas le groupe, ces Arnold sont plutôt bien implantés sur la toile et avec un nom comme ça ils concurrencent même Schwarzie ou le frère de Willie dans Google, au pire si la musique est mauvaise, je pourrai toujours revendre le reportage à PC Inpact ou « moteur de recherche magazine » …

Jeudi 25, 23h12

Je reçois un coup de fil du chanteur, voix de cave, un peu minet, un peu cassée, un peu emmerdé surtout, une histoire de caisse, de pote, de plus possible finalement… Il me demande si j’en ai une, si moyen d’y caler une contrebasse, dans une saxo ? ouai pas de problème, le contrebassiste lui dit que ça passe, il l’a lu sur un forum de contrebassistes qui font du covoiturage… Je précise qu’il faudra me défrayer, il prend un air entendu : « évidemment, tu nous as pris pour des escrocs ? ».

Vendredi 26, 12h14

Rendez vous pris rue du Chevalier de la Barre dans le XVIIIeme, tout un programme. J’arrive à l’heure, ils sont déjà là dans l’appart du bassiste, 30 m² calés sur les toits de Paris, un lieu à détrousser de la groupie. Ils font plut petit que sur le web, Jérémie le chanteur, béret collé au front, la gouaille du parigot, presse les troupes, il veut être à l’heure. Direction Compiègne pour récupérer Félix, le batteur, charger le matos puis on file droit direction Belgique pour retrouver le guitariste, Hadrien, expatrié. Tout le monde se met en branle, je me demande comment Hugo va réussir à sortir la contrebasse de l’appartement, je m’étais déjà demandé en rentrant comment il pouvait cohabiter avec une ancêtre si imposante … Il disparait derrière, négocie les angles droits, fait dans le créneau acoustique, descend les 3 étages et victorieux s’extraie. Reste plus qu’à la faire entrer dans la Saxo, le mec du forum avait pas tort ça passe !

km 90, Rémy, on récupère Félix, je découvre le C15, je comprends maintenant pour quoi ils disent LE C15, la bête les accompagne depuis toujours, quelques 200 concerts, bourré jusqu’à la gueule, tout y rentre, même une caisse à outils, un vieux duvet, une tente de fortune, une bouteille de flotte de la tournée de 2004. Ils me proposent de faire le voyage dedans, en copilote avec Félix, clin d’œil entendu, genre chanceux que je suis, je me demande surtout si l’antiquité est chauffée.

km 212, j’aime bien les musiciens qui ne te parlent pas de musique, elle parle pour eux. Avec Félix, suis servi, ça fait 1h30 qu’il me parle de tout, de sa vie, de sa femme, de sa fille qui a un an, de sa maison, de celle qu’il vient d’acheter, qu’il va retaper, de la Picardie, de vieux ampli qu’il va récupérer au fin fond des Ardennes et qu’il répare et du boulanger de Rémy, qui fait un pain sublime, des cheesecake pas honnêtes et qui partira forcément pour le Sud dans pas longtemps, c’est ce que font tous les bons boulangers picards, Félix me l’assure. Déjà en Belgique, failli rater l’embranchement Namur, on partait pour Bruxelles. Soleil choyant à l’ouest, on fonce vers l’est, direction Wepion en bord de Meuse.

Week-end Compiègnois

dimanche, novembre 21st, 2010

Cà a commencé jeudi à la maison d’arrêt en concert acoustique devant une trentaine de détenus. Celui qui a mal tourné et Folsom Prison n’ont jamais résonné ainsi. Regards rivés oreilles grandes ouvertes émotions palpables et vannes qui fusent, rares sont les concerts aussi interactifs et sincères. J’espère que l’administration pénitentiaire a permis aux gars de garder les cd’s passés sous le manteau. Expérience marquante pour le groupe. Cà donne du sens à ce que l’on fait, un parfum de liberté à ceux qui en sont privés, le temps d’une évasion en chanson.

Arnold, pour un prison break

Qui a dit que Compiègne c’est Paris sur Oise? Quand on entre dans la Librairie des Signes on se sent bien et surtout on se sent ailleurs. On se croirait dans une ville dédiée à la culture et à la littérature, la musique et la poésie, le paradis quoi. David et son équipe de passionnés nous a accueilli encore une fois chaleureusement. Quel plaisir de recroiser Marc Péronne qui venait fêter là les 10 ans d’existence de la Librairie. Pour couronner le tout nous étions en direct sur radio Graf’Hit, longueur d’onde sur laquelle j’ai passé un an de vie…

Ensuite nous avons filé au Ziquodrome pour le festival d’Ailleurs et retrouvé les groupes d’ICI Label en live. Trio d’Vie, Bel Tuner, Elektriclab, des musiciens hors pairs, la classe de faire partie de la bande. Même si le public est toujours frileux à l’idée de venir assister à des concerts dans cette salle difficile, c’était vraiment sympa de revoir les vieux potes zikos picards.

Arnoldettes au Ziquo

Un peu de démagogie ca fait du bien des fois. Merci Rémy, Monchy, Conchy, Caméléon, Jean Marc, Sébastien, aux soeurs Saffon, aux jumeaux de  la BF, Sandrine, Bertrand Sophie Zélie et son futur petit frère Allaume, Lionel Rivière, Anaïs, aux ravissantes stagiaires de la prison, au néo trentenaire, à Philippe Tixier, à la bestiole pour son petit mot, j’en oublie mais le coeur y est ! Y a des jours où ca fait plaisir d’être picard…

PS : retour à Paris ce soir pour lutter contre l’endormissement des nuits parisiennes, à l’International 20h !

Le Palace on s’en lasse pas

lundi, novembre 15th, 2010

Quand on voit ce qu’on voit, qu’on entend c’qu’on entend, ça fait plaisir de venir d’où on vient. Notre date au Picardie Mouv’ vendredi soir ne peut que nous conforter dans cette idée, reçus comme des princes une nouvelle fois au Palace de Montataire. Comme quoi les picards c’est sûr je l’ai déjà dit sont des plus accueillants. Ça a fait plaisir après les petits concerts intimistes de se retrouver tous ensemble sur le plateau avec l’équipe au complet, les potes à la technique, nos managers de moins de quarante ans aux taquets, et puis un public éclectique et souriant. Du coup nous aussi on leurs réserve quelques avantages, comme celui d’être les premiers à entendre les futures ex chansons de notre prochain album prévisionnel. En l’occurrence celle qui parle du grenelle de l’amour, ou je suis vert, chanson durant laquelle nous émettons moins de CO2 que n’importe quel groupe de musique. Citation du soir  « Suffit-il  de se montrer en caleçon pour percer dans la chanson » non mais ça aide d’en avoir dans le ciboulon. Merci à tous pour cette belle soirée, à la revoyure. Un coup de chapeau à Courir les Rues pour leur spectacle de qualité et à un de ces quatre sur la route. Quelques souvenirs en photos de notre envoyé spécial dans la vallée d’Isara…

Benjamin Dimerman : simple et funky

Vidéos live

mardi, novembre 2nd, 2010

Voici les images live tant attendues de notre concert en plein air aux Buttes Chaumont. C’était en septembre dans le cadre de la 9ème édition du festival Silhouette de courts métrages. Merci à l’équipe Silhouette et particulièrement à Loyce pour son coup de pouce à la programmation…Je sais pas pourquoi mais j’ai comme une intuition sur la vidéo qui sera la plus regardée…

Partie 1 (La vie ma belle)

Partie 2 (Robe verte)

Partie 3 (Concept Escroc + Saoul)

Partie 4 (Solo raggadrum’fin + Chouchou + Strip tease;-)

Crédits : Festival Silhouette 2010. Images : Adrien Allemand, Frank Torralba, Cyrille Vaillant. Mixage son : Jérôme Tuncer

Copains comme Cochons

vendredi, octobre 22nd, 2010

Ce soir 19h30, concert à CCC 156 avenue Ledru Rollin M° Voltaire, pour une première en duo contrebasse guitare chant. Au programme des chansons d’Arnold, des reprises de chansons françaises, Brassens, Souchon, Gainsbourg etc…
A toute !

Copains Comme Cochons

Photo de Audrey Martinet.